Mon premier Moka CAP

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La liberté

C’était quand la dernière fois que j’ai pas ressenti cela… Ce sentiment enivrant de liberté, cette volonté de m’enfuir le plus loin possible pour fuir tout le quotidien, fuir ce qui m’oppressait… J’ai jamais pensé me poser quelque part, larguer les amarres et rester au même endroit. M’engager m’était impensable.

Cela me surprend de m’habituer à mon quotidien… volcanique par instant.

Je pensais que je partirais… que je m’enfuierai à un moment… non pas que je ne me sois pas enfuie plein de fois l’an passé. Partant courir loin de lui, pour souffler, pour éviter d’étouffer… parce qu’on arrivait pas à communiquer. Parce que j’exige des autres la même perfection que je m’impose.

Mais chaque fois, je revenais… je m’approchais à petits pas de lui, l’enlacant dans son sommeil, respirant son odeur et me sentant à ma place. Y a eu des moments clefs de notre vie où j’ai senti la fin proche… ce genre de moments où vous savez que si vous ne réagissez pas de la bonne manière, c’est fini.

Et y a les douleurs, celles dont on ne se remet pas facilement… celles qui laissent une empreinte. Elles déchirent le cœur en milles morceaux et on a beau sourire encore et encore, faire semblant… On n’y arrive pas vraiment.

La vraie raison je pense de ce silence sur ce blog, la raison pour laquelle je n’ai pas repris la course à pied encore sérieusement. Et pourtant, là, je ronge mon frein en attendant de reprendre. En attendant de pouvoir recourir…

Mon terrain de jeux ne sera pas le même qu’avant, et il est moins beau, moins agréable qu’autrefois. Mais j’ai hate de pouvoir ressentir dans les jambes cette ivresse, ce plaisir à sentir les muscles se crisper…C’est addictif. On en veut toujours plus, on veut toujours aller plus loin, plus vite…

Mon fils ne cesse de me dire  » quand tu seras prête, on ira voir qui cours le plus vite  » Pour l’instant il court avec une VMA à 11.5kmh et chaque fois je suis impressionnée par la distance qu’il peut tenir en courant. Ce tout petit bout qui veut faire comme sa maman et gagné des médailles. Même si maman n’a été vraiment sur un podium que deux fois et que la seule médaille dont elle est fière c’est celle du Marathon des Sables.

Y a 7 ans, je pleurais toutes les larmes de mon corps parce que j’avais renoncé à mon rêve pour avoir mon fils. Chaque morceau de country, chaque film de chevaux, chaque album photo sur l’Ouest me montait les larmes aux yeux. Aujourd’hui, je me sens presque trop vieille… pour un jour le réaliser. Et puis, je suppose que notre monde a changé.

Pour moi les attentats ont changé mon univers de sécurité relatif. Plus aucun endroit ne symbolise la liberté, l’ivresse…

Peut être parce que je ne peux pas monter à cheval, j’ai envie de remonter… Une envie forte. Prenante. En souriant, je me rappelle quand on me surnommait cowboy parce que je détestais les chevaux faciles que je ne parvenais pas à monter facilement, mais combien je prenais du plaisir à monter les plus durs dont personne ne voulait pour les faire mordre le mord, les apprivoiser, les faire céder et rester en selle.

Peut être de part ma profession, c’est plus dur aujourd’hui de remonter à cheval.

Peut être aussi à cause des responsabilités parentales qui m’incombent.

Pourtant le sentiment qu’on a quand on chevauche, la course à pied ne me le donne que quand je dévale à fond la caisse une pente raide au mépris des pierres qui pourrait rouler, de la glaise qui fait glisser… Y a que dans ces moments là où l’adrénaline court et vous donne envie de vivre à fond votre vie avec ce sentiment de liberté incomparable comme si vous aviez touché les étoiles.

Alors je m’interroge sur le moment où j’aurais envie de frôler les étoiles de près, sur ce moment où j’aurais envie de tout larguer et m’enfuir comme autrefois… Cette envie qui courrait chaque fois que je me sentais piéger…

Parce que visiblement là, je suis plus partie pour me poser…

Cela me surprend moi même.

Blanche Neige.

Fiche Soin : les AINS sachez dire non !

Les AINS, sachez dire non !

AINS : antiinflammatoires non stéroïdiens. Dans cette catégorie se trouve le NUROFEN, l’IBUPROFEN, le KETOPROFEN… etc.

Etant une enfant stressée qui dévorait ses stylos, je faisais fréquemment des crises de SCI ( ? ) dès que mes émotions prenaient le dessus et que je voulais le cacher. Pour les calmer, j’ai pris l’habitude de prendre l’aspirine en cachette dans la pharmacie de mes parents, puis en grandissant l’aspirine étant  » interdite  » chez moi, le spasfon. Souvent cela ne suffisait pas, alors un shoot d’AINS cela faisait du bien ! Peu à peu comme nombre de Français aujourd’hui c’est devenue un anti douleur pour tout et n’importe quoi !

Sachez le d’ailleurs : l’AINS n’est ni un antidouleur ni un antipyrétique ( il ne fait pas baisser la fièvre )

Plusieurs années plus tard, ma meilleure amie Flic Floc était externe en médecine et me voyant en prendre m’a dit  » ca bousille le foie et les reins « . 1er avertissement.

Le 2ème mes patients qui se shootent beaucoup trop… A un point effrayant et qui même shooter on mal en séance

Le 3ème ma grossesse  » déconseillée chez la femme enceinte  » ce qui m’a amenée à lire la notice et les effets secondaires.

Ainsi les AINS sont déconseillés :

  • aux femmes enceintes
  • aux femmes allaitantes
  • aux enfants
  • aux personnes de plus de 50 ans !!!!
  • aux sportifs pendant leur sport !!!

Au final, aujourd’hui, je dis à un patient cortiqué de ne plus prendre d’AINS dans les 5 premiers jours depuis le début de la douleur en cas d’entorse, tendinite, courbature, contracture, lésions myoaponévrotique… Notamment après 50 ans où les risques cardiaques sont avérés.

Si le médecin en prescrit, le diagnostic médical prévaut aussi je recommande seulement de lire LA NOTICE. Et le patient se fera sa propre opinion.

Quelle forme ?

  • comprimé très actif déconseillé
  • gel peu actif 1% voire 2% de produit actif. Préférer le mettre en cataplasme d’une heure. Mais sachez que les HE seront bien plus efficaces.
  • patch Non mais quelle connerie commerciale !!! Le pire c’est que l’effet placébo fonctionne. Lisez la notice, là encore vous seriez surpris du pourcentage actif de produit dans quelque chose que vous payez une fortune.

Aussi je vous recommande de toujours un savoir la molécule concernée ( vive le générique ) et le pourcentage de produit actif. D’autre part, on ne prend pas un médicament sans lire la notice.

Personnellement mon marathon de paris m’a choquée par la quantité de médicaments apr-s le 37ème km !!!!! Les coureurs sur route sont shootés à des médocs qui font peur. Moi, je dirais qu’il serait bon de faire de vraies études sur le sujet car c’est un vrai phénomène de société.

Que prendre alors ?

Préférer prendre de l’aromathérapie  ou de l’homéothérapie.

Dites vous bien que ce qui est déconseillé pour une femme enceinte ou un enfant, c’est qu’il y a une raison !

Pourquoi éviter d’en prendre après une lésion ligamentaire ou musculaire ,

Quand vous vous lésez un muscle, vous créez une inflammation c’est à dire que votre peau devient chaude, rouge, enflée… Ca fait mal. Mais une infllamtion signifie aussi un apport de sang important qui apporte notamment des anticorps, des globules blancs, et autres molécules nécessaires au soin naturel de votre corps.

Quand vous prenez un AINS, vous entrainez une diminution de l’inflammation et donc vous empêchez l’hyperhémie ( cad l’apport de sang ) et notamment l’apport de nutriments nécessaire à la cicatrisation.

ON RETARDE DONC LA CICATRISATION !

 

Quand les prendre alors ?

5 jours après la blessure ! A ce moment là la cicatrisation étant déjà entamé et en bonne voie… vous ne risquez rien, ne fragilisez aucune structure… sinon votre cœur pour ceux qui sont concernés après 50 ans.

 

Blanche Neige.

 

Pour les courageux, parlez en à votre médecin, relatez moi le récit… mais si comme GeekAndRun vous testez, sachez que le dialogue sera houleux. Moi, il l’est toujours quand je m’aventure là dedans. ^^

Fiche soin : Protocole RICE

Protocole RICE

Vous avez peut être déjà entendu parler du protocole RICE ?!

Elevation : mettre en hauteur le membre lésé. Ne servira pas à grand chose en course à pied car il est rare d’avoir de gros œdème ou hématome à drainer.

Glace  *** : remarquer que le chaud fonctionne aussi. On ne l’utilise pas de nos jours car il est controversé en cas d’inflammation, mais un article que j’avais lu par le passé au CPAM de Neufmoutiers m’avait appris que l’utilisation du chaud avait le bon ton de réactiver l’inflammation et donc de guérir plus vite cette dernière. D’ailleurs des études récentes avaient montré que la glace ( la cryothérapie a la cote en ce moment ) avait tendance à seulement retarder certains symptômes après la course comme les courbatures.

Contention : enserrer, contenir… tout ce que font nombre de coureurs avec par exemple la compression, les bandages…

Repos : NE SERT A RIEN. Cela reste une opinion personnelle mais le repos est toujours relatif. C’est à dire on continue une activité mais pas celle qui nous a lésé. Vous avez une entorse de cheville, on fait de la marche, de la musculation… Vous avez le bras cassé, faites travailler les jambes. On a même inventer un métier pour cela à l’INSEP appelé Réathlétiseur si je ne me trompe pas. Bref, c’est quelqu’un qui fait le boulot que devrait faire un bon kiné… mais les kinés sont rarement bons. Pas leur faute à tous…

Dans quel cas l’utiliser ?

  • traumatisme musculaire ( lésion myoaponévrotique appelées plus communément Déchirures ; sur les contractures je préfère le chaud pour favoriser la détente )
  • bleues en association à l’Arnica en pommade ( je préfère le baume de paquerette facile à faire l’été ) ou en 9CH
  • entorse ( lésions ligamentaires )
  • post chirurgie

Comment ?

En CAP vous aurez surtout les chevilles et les genoux à glacer. Le premier geste c’est le jet froid le matin sous la douche ( faut du courage !) afin d’activer le retour veineux.

Il existe plusieurs moyens actuellement sur le marché :

  • Hyperice : testé au salon de la réeducation en 2013 ? ou 2014. J’ai beaucoup aimé le concept de genouillère avec de la glace pilée. Portée une quinzaine de minutes j’ai senti le froid pendant plus d’une heure et l’application s’était faite sur mon jean ! Imaginez à même la peau. Très cher, et surtout il vous faut une machine à piler la glace. Comptez 25 euros sur le marché des Coktails. Aux dernières nouvelles un des commerciaux m’avait expliquer développer un gel à inserer dans la genouillère évitant l’utilisation de glace pilée. Aujourd’hui, je n’en ai aucune avancée…
  • Petits poids, 2 euros. Personnellement, j’utilise des flagolets. Cela moule à la perfection l’articulation pour une meilleure diffusion. Bien marquer NE PAS MANGER.
  • Pochette de glace bleue. vendue en pharmacie 15 euros. JE DETESTE. Ma sœur a été brulée au 2ème dégré avec cette connerie qui a explosée dans un micro onde. Une fois glacée ce produit moule très mal le corps, refroidit vite…
  • gants avec de la glace : simple facile. Peu pratique cependant.

Toujours couvrir la peau d’un linge protecteur.

Si ce dernier est mouillée c’est bien plus efficace.

 

Blanche Neige.

PPG et musculation

Depuis 2 jours chaque matin, je ressemble à ces femmes qui jouent dans des publicités de programme minceur et qui tente desespéremment de rentrer dans leur jean. Je sautille partout sous le regard amusé de Tchoupi, rentrant le ventre à l’excès et tentant de fermer ce satané bouton.

A quel prix consentons nous quand nous nous mettons à la musculation ?

Les motivations à la salle sont diverses. Certains sont là pour prendre du muscle et parader, certaines pour draguer ( et cela m’insupporte au plus haut point ), pour sociabiliser ( retrouver les copines, parler des heures dans le vestiaires ), pour se soigner ( un gars utilisait le gravitron pour muscler son genou après une déchirure du menisque ) ou tout simplement pour se muscler.

Ma motivation est toute simple, avoir les muscles suffisamment forts et puissants pour supporter les montées sans batons sur mes prochaines courses et avoir des dorsaux plus performants.

Sauf que j’avais oublié un détail… Qui dit musculation dit prise de muscles. Au visuel rien ne change vraiment. Je ne ressemble à aucune des femmes connues du monde du fitness ( emilie lemesle devrait être un exemple de devenir pour chacune d’entre nous… mais cela reste une chimère) mais la preuve en est qu’il faut croire que mes petits exos sont efficaces puisque je ne rentre plus dans mes jeans.

Et cette idée m’offusque.

Or de question de passer au 38.

Certes beaucoup de femmes s’offusqueraient… Le 38 est une taille géniale chez une femme. Beaucoup de mes patientes espèrent y rester ou y rentrer.J’en conviens.

Mais refaire ma garde robe ne me plait pas. J’ai déjà donné au Secours Populaire beaucoup de mes jeans préférés faute de rentrer dedans en passant au 36. Je suis sentimentalement attachée à mes fringues comme beaucoup de femmes.

Alors entre ses fringues et son sport il faut choisir ?

Quel est le bon choix, tel est la question…

 

Blanche Neige.

 

***

Avis Test produit N°5 Nature Trail

La qualité était déjà au premier numéro avec notamment de superbes photos de trails. Le magazine est décomposé en plusieurs parties :

  • trail inspiration : des paysages et des photos superbes
  • conseils de pro sous forme d’interview
  • un défi ( le plus impressionnant était celui du chrono Off du GR20 )
  • un portrait familial sensible
  • des plans d’entrainements
  • alimentation santé
  • des portraits de course
  • des tests matos avec des débutants ! et des experts.
  • une BD sur le trail qui a parfois de l’humour
  • des photos de lecteurs ( certaines sont vraiment choupinettes )

Tu peux y arriver… [ La buissonnière 2016 ]

La fatigue se fait sentir mais à l’idée de repasser une heure trente à souffrir allongée, je préfère encore rester devant mon écran avant que mon rôle de maman prenne les devants pour préparer le repas et venir à bout de l’accumulation de vaisselles sales de l’évier.

La reprise s’avère vraiment difficile pour moi. 3kilos de plus que l’année dernière au compteur soit près de 10 kilos de plus par rapport à la première fois où j’ai couru en 2013. Cela se ressent grandement quand les foulées se font plus lourdes qu’habituellement sur des terrains de jeux pourtant connus.

Et les temps et classements aussi. De 5ème féminine en 2014 je suis cette année dans les dernières de cette course avec presque 30 minutes de plus sur mon chrono. Une vraie merde.

Tchoupi n’a cessé de me dire qu’il était fièr de moi… J’en ressens pas grand chose… Je suis allée au bout en me répétant sans cesse  » tu peux y arriver  » . Couchée à 3h du matin la veille avec plus d’alcool dans le sang que de raison, le réveil à 8h pour s’y préparer a été dure.

Mais dans le train l’excitation est revenue  » Me voilà dans le RER parée et avec cette douce attente teintée d’adrénaline qui parcours les veines. Ce rituel de préparation m’avait terriblement manqué 🙂 Mes poumons ronronnent doucement de leur pharyngite, mes yeux picotent de fatigue et ma bouche un peu sèche me dit que j’ai oublié de boire assez… Compromis hasardeux entre WC inexistant là bas et hydratation optimum.  »

Contrairement aux courses où je me lance à fond, je suis partie lentement… Effrayée de mettre trop de jus me rappelant que mon médecin était soucieux de ma condition cardiaque tout comme la secrétaire pendant la prise de rendez vous… Je sais que si une anomalie est révélée à l’échographie, je pourrais dire adieu à la course à pied. Alors même que je reprends du poil de la bête. Cette année, j’ai même réussi à me faire mon propre programme de PPG. 1 à 2 fois par semaine je muscle à poids du corps et en destabilisation le haut et le bas du corps jusqu’à en  » chier ». Aucune envie de refaire un claquage des ischiojambiers, et aucune envie de ravoir des douleurs aux genoux. D’ailleurs ces derniers ont mal digérés ma chute professionnelle de l’année dernière… A cela s’ajoute un entrainement hebdomadaire en cote sur tapis roulant en fartlek… où j’ai l’impression d’agoniser.

Du coup, le soleil était au rendez vous aujourd’hui, et le dossard 301 sur le bide, je me suis rendue sur la place du poulinat. Il s’agit d’une place où frequemment les propriétaires de chiens les emmènent faire leur besoin. Et cette année pour la deuxième fois, elle accueille le départ et l’arrivée. En toute honnêté je préférais celle bien plus sympa à la mairie.

Beaucoup de visages connus, familiers… De patients que j’ai soigné qui ne pouvaient plus courir. Contente de voir qu’ils se trouvaient là en pleine forme pour ce 11km qui n’a de nature que de nom. Cela ressemble à la course de Crosnes les dénivelés en moins. Pourtant, je suis restée à l’écart à observer, prendre des photos, m’échauffer les chevilles et me moucher pour la énième fois.

Puis vient le moment d’aller dans les starters, un speaker expliquant l’interet de cette course, les 430 participants au week end, les fonds reversés à l’association Zinado dont on entend parler depuis le collège ou encore leur sponsor Terre de Running. D’ailleurs, on aurait du leur retirer le droit de participer… Leur niveau est tellement excellent qu’ils ont raflés presque toutes les coupes. NOTA BENE : il est stupide de récompenser les catégories avant les premiers au scratch. Je préférais l’attitude de Verrières avant qui récompensait pas deux fois un même champion. C’était bien plus juste pour les autres coureurs. Ce qui se fait d’ailleurs sur toutes les courses habituellement.

D’ailleurs je ne me souviens pas si cette course en 2014 avait fait l’honneur de la présence du maire mais j’ai trouvé qu’il y avait un coté politique désagréable à la remise des récompenses par rapports aux années précédentes. De même que le choix de mettre en place un Challenge de la Bievre m’apparait comme une certaine volonté de booster le tourisme. Côté positif ca attire plus de participants côté négatif les petits joueurs comme moi auront du mal à se démarquer avec l’implosion… Si encore cela remettait le 100km de Verrières le Buisson au gout du jour… Cette course mythique mes patients m’en ont parlée… Et à l heure ou l’ultra passionne les foules ca aurait pu être une chouette décision. Les plus belles courses du monde n’ont débuté qu’avec 13 participants ou moins.

Cette année , les recors étaient beaux : 40.2 minutes pour les hommes ( chapeau !!!! ) et 47.51 pour les femmes.

Comme toujours c’est l’occasion de rencontrer des sportifs et de parler avec eux. Ainsi j’ai rencontré un coureur débutant qui s’y ait mis y a un an, qui en est à sa deuxième course terminée et qui a réussi grace à la course à pied à perdre 12 kilos. Une pointe d’admiration devant ce parcours.

Côté terrain cette année était très glissante la pluie d’hier n’ayant probablement rien arrangé. J’ai beaucoup aimé le côté bénévole face au Moulin de Grais qui me dit alors que je suis déjà engagée sur le pont  » attention il est glissant « . Trop tard, le pied glisse et je tombe. Un homme s’arrête et me redresse sur mes deux jambes. Merci à lui et à sa sollicitude. Je les laisse partir devant et effectue un rapide calcul des dégats. Un genou gauche doouloureux, une hanche droite douloureuse qui fait ralentir la foulée et un coude droit bleuit. Et ce n’est que le 3ème kilomètre.

Comme en 2014, je vais me faire avoir par la partie de l’entrée dans le bois de verrières. J’ai pas la moindre idée où géographiquement elle est dans ma ville, toujours est il qu’elle casse les pattes et je maudis son existence. Si la première partie de course s’est faite en étant doublée de toute part, la deuxième partie est plus fun. Je double, je me fais doubler. Les niveaux s’équilibrent jusqu’à ce qu’un fameux Tshirt jaune me passe sous le nez, agitant sa natte au vent. J’accélère avec la peur de chuter encore une fois. Je connais très bien la rue de la chaudière, elle est dangeureuse à vélo, je la faisais petite. J’accélère quand même, j’espère sprinter à la fin pour le doubler.

Et là une bénévole m’explique qu’il faut faire le tour de la place ? Quoi ? C’est une blague ? Elle rigole. Moi moins. Finalement, la distance se creuse entre nous et impossible d’avoir le dessus.

Je franchis quand même en silence la ligne d’arrivée. Contente. Décue.

La vague de douleur revient là ou je suis tombée si tot la ligne d’arrivée franchie. Ma collègue m’expliquait qu’on pouvait s’autohypnotiser soi même. Si j’ai compris un truc en course à pied depuis 2013, c’est la capacité du cerveau à gérer les priorités qu’on lui donne et à faire abstraction le temps de leur accomplissement.

Un petit sac m’est remis. Dedans une canette de lait à la framboise, une barre au raisin et chocolat, une banane [ vous saviez que c’était l’aliment qui entraine le plus de carries ? !] et une bouteille d’eau. Un bon ravito en attendant le repas de midi à 14h le temps de l’attente des récompenses.

Enfin, je rentre chez moi, et glisse dans un bon bain en attendant demain… Et ses douleurs familières de courbatures.

 

Résultats perso provisoires :

1h06 10kmh D+155m D-133m

 

Toute la question maintenant est serais je au départ de la Trifouillette ? Et pourrais je redorer un peu mes classements ? 🙂 Suite au prochain épisode.

 

 

 

 

 

Nouveau départ

Tous les départs font peur… ils sont angoissants parce qu’on sait ce qu’on perd… pas ce qu’on gagne… mais le monde ne se refait pas avec les  » et si « .

 » Tu ne te laisseras pas abattre, je le sais. T’es une battante.  »

Pourtant, là, à cet instant, je me roulerais bien sous les couvertures… pour ne pas en sortir la tête avant quelques mois… Une vraie autruche…

Cela fait trop de nuits d’angoisses, à ne pas dormir… à réfléchir, se retourner sans cesse, à méditer, rêver ou réaliser…

Le premier jour où j’ai réalisé c’était le lendemain, je tenais cette petite puce sur mes genoux pendant qu’elle jouait de la flutte… et mes lèvres spontanément se sont posées sur sa joue alors que je sentais ma gorge se serrer très fort… les larmes sous les paupières…

Je m’attache aux gens. Un peu trop facilement.  » Vous êtes gentille  »  » On vous suivra « … les mots gentils des personnes mises dans la confidence, qui vous font sourire à travers la tristesse qui vous envahit. Le pire dans tout cela, peut être parce que je savais que cela arriverait tôt ou tard, je n’en veux à personne tant qu’on ne me fait pas de mal. Demain, on verra.

 » Ta vie aurait été plus simple si j’étais plus riche « … oui, mais une vie plus riche ne m’a jamais intéressée. J’estime que ma courte existence relationnelle avec les hommes m’a appris que je ne pouvais pas vivre dans le monde des riches. Je n’y ai pas ma place, je ne suis pas assez bien et je ne rentre pas dans le moule. Et j’apprécie les gens pour autre chose, et certainement pas quand on se définit par la Audi dans laquelle on roule, le chateau que l’on a hérité de sa grand mère ou l’argent de ses parents… Ces gens là vivent entre eux car entre eux ils se comprennent.

Ils ne savent pas ce que c’est de toujours se battre et se prendre des murs.

Pour tout.

Ce qui est étonnant dans tout cela, c’est qu’en deux ans, j’avais réussi le miracle qui ne s’était pas produit en 10 ans de scolarité dans cette ville. J’avais appris à aimer cette ville, ces gens. Alors qu’avant, je haissais le bled qui m’avait fait souffrir.

La première regle : l’amour est conditionnel

La deuxième regle : personne n’est irremplacable.

Quand un patient me dit  » j’ai pas envie de revenir  »  » je ne veux que vous « … je leur dis gentilment que la personne qu’on a choisi à ma place sera certainement meilleure, plus gentille, plus compétente… qu’on ne sait pas l’avenir… et qu’on oublie vite son thérapeute peu importe les relations qu’on crée avec lui. Car finalement, si moi je m’attache et n’oublie jamais, les gens oublient… ils créent d’autres liens… et oublient.

Je ne suis pas irremplacable.

Juste une petite fourmi.

Une fourmi importante à mes yeux. Mais une fourmi quand même, comme il en existe d’autres.

On veut juste une chance. Qu’une chance nous soit donné.

Et advienne ce qui devra arriver…

Blanche Neige