La liberté

C’était quand la dernière fois que j’ai pas ressenti cela… Ce sentiment enivrant de liberté, cette volonté de m’enfuir le plus loin possible pour fuir tout le quotidien, fuir ce qui m’oppressait… J’ai jamais pensé me poser quelque part, larguer les amarres et rester au même endroit. M’engager m’était impensable.

Cela me surprend de m’habituer à mon quotidien… volcanique par instant.

Je pensais que je partirais… que je m’enfuierai à un moment… non pas que je ne me sois pas enfuie plein de fois l’an passé. Partant courir loin de lui, pour souffler, pour éviter d’étouffer… parce qu’on arrivait pas à communiquer. Parce que j’exige des autres la même perfection que je m’impose.

Mais chaque fois, je revenais… je m’approchais à petits pas de lui, l’enlacant dans son sommeil, respirant son odeur et me sentant à ma place. Y a eu des moments clefs de notre vie où j’ai senti la fin proche… ce genre de moments où vous savez que si vous ne réagissez pas de la bonne manière, c’est fini.

Et y a les douleurs, celles dont on ne se remet pas facilement… celles qui laissent une empreinte. Elles déchirent le cœur en milles morceaux et on a beau sourire encore et encore, faire semblant… On n’y arrive pas vraiment.

La vraie raison je pense de ce silence sur ce blog, la raison pour laquelle je n’ai pas repris la course à pied encore sérieusement. Et pourtant, là, je ronge mon frein en attendant de reprendre. En attendant de pouvoir recourir…

Mon terrain de jeux ne sera pas le même qu’avant, et il est moins beau, moins agréable qu’autrefois. Mais j’ai hate de pouvoir ressentir dans les jambes cette ivresse, ce plaisir à sentir les muscles se crisper…C’est addictif. On en veut toujours plus, on veut toujours aller plus loin, plus vite…

Mon fils ne cesse de me dire  » quand tu seras prête, on ira voir qui cours le plus vite  » Pour l’instant il court avec une VMA à 11.5kmh et chaque fois je suis impressionnée par la distance qu’il peut tenir en courant. Ce tout petit bout qui veut faire comme sa maman et gagné des médailles. Même si maman n’a été vraiment sur un podium que deux fois et que la seule médaille dont elle est fière c’est celle du Marathon des Sables.

Y a 7 ans, je pleurais toutes les larmes de mon corps parce que j’avais renoncé à mon rêve pour avoir mon fils. Chaque morceau de country, chaque film de chevaux, chaque album photo sur l’Ouest me montait les larmes aux yeux. Aujourd’hui, je me sens presque trop vieille… pour un jour le réaliser. Et puis, je suppose que notre monde a changé.

Pour moi les attentats ont changé mon univers de sécurité relatif. Plus aucun endroit ne symbolise la liberté, l’ivresse…

Peut être parce que je ne peux pas monter à cheval, j’ai envie de remonter… Une envie forte. Prenante. En souriant, je me rappelle quand on me surnommait cowboy parce que je détestais les chevaux faciles que je ne parvenais pas à monter facilement, mais combien je prenais du plaisir à monter les plus durs dont personne ne voulait pour les faire mordre le mord, les apprivoiser, les faire céder et rester en selle.

Peut être de part ma profession, c’est plus dur aujourd’hui de remonter à cheval.

Peut être aussi à cause des responsabilités parentales qui m’incombent.

Pourtant le sentiment qu’on a quand on chevauche, la course à pied ne me le donne que quand je dévale à fond la caisse une pente raide au mépris des pierres qui pourrait rouler, de la glaise qui fait glisser… Y a que dans ces moments là où l’adrénaline court et vous donne envie de vivre à fond votre vie avec ce sentiment de liberté incomparable comme si vous aviez touché les étoiles.

Alors je m’interroge sur le moment où j’aurais envie de frôler les étoiles de près, sur ce moment où j’aurais envie de tout larguer et m’enfuir comme autrefois… Cette envie qui courrait chaque fois que je me sentais piéger…

Parce que visiblement là, je suis plus partie pour me poser…

Cela me surprend moi même.

Blanche Neige.

Fiche Soin : les AINS sachez dire non !

Les AINS, sachez dire non !

AINS : antiinflammatoires non stéroïdiens. Dans cette catégorie se trouve le NUROFEN, l’IBUPROFEN, le KETOPROFEN… etc.

Etant une enfant stressée qui dévorait ses stylos, je faisais fréquemment des crises de SCI ( ? ) dès que mes émotions prenaient le dessus et que je voulais le cacher. Pour les calmer, j’ai pris l’habitude de prendre l’aspirine en cachette dans la pharmacie de mes parents, puis en grandissant l’aspirine étant  » interdite  » chez moi, le spasfon. Souvent cela ne suffisait pas, alors un shoot d’AINS cela faisait du bien ! Peu à peu comme nombre de Français aujourd’hui c’est devenue un anti douleur pour tout et n’importe quoi !

Sachez le d’ailleurs : l’AINS n’est ni un antidouleur ni un antipyrétique ( il ne fait pas baisser la fièvre )

Plusieurs années plus tard, ma meilleure amie Flic Floc était externe en médecine et me voyant en prendre m’a dit  » ca bousille le foie et les reins « . 1er avertissement.

Le 2ème mes patients qui se shootent beaucoup trop… A un point effrayant et qui même shooter on mal en séance

Le 3ème ma grossesse  » déconseillée chez la femme enceinte  » ce qui m’a amenée à lire la notice et les effets secondaires.

Ainsi les AINS sont déconseillés :

  • aux femmes enceintes
  • aux femmes allaitantes
  • aux enfants
  • aux personnes de plus de 50 ans !!!!
  • aux sportifs pendant leur sport !!!

Au final, aujourd’hui, je dis à un patient cortiqué de ne plus prendre d’AINS dans les 5 premiers jours depuis le début de la douleur en cas d’entorse, tendinite, courbature, contracture, lésions myoaponévrotique… Notamment après 50 ans où les risques cardiaques sont avérés.

Si le médecin en prescrit, le diagnostic médical prévaut aussi je recommande seulement de lire LA NOTICE. Et le patient se fera sa propre opinion.

Quelle forme ?

  • comprimé très actif déconseillé
  • gel peu actif 1% voire 2% de produit actif. Préférer le mettre en cataplasme d’une heure. Mais sachez que les HE seront bien plus efficaces.
  • patch Non mais quelle connerie commerciale !!! Le pire c’est que l’effet placébo fonctionne. Lisez la notice, là encore vous seriez surpris du pourcentage actif de produit dans quelque chose que vous payez une fortune.

Aussi je vous recommande de toujours un savoir la molécule concernée ( vive le générique ) et le pourcentage de produit actif. D’autre part, on ne prend pas un médicament sans lire la notice.

Personnellement mon marathon de paris m’a choquée par la quantité de médicaments apr-s le 37ème km !!!!! Les coureurs sur route sont shootés à des médocs qui font peur. Moi, je dirais qu’il serait bon de faire de vraies études sur le sujet car c’est un vrai phénomène de société.

Que prendre alors ?

Préférer prendre de l’aromathérapie  ou de l’homéothérapie.

Dites vous bien que ce qui est déconseillé pour une femme enceinte ou un enfant, c’est qu’il y a une raison !

Pourquoi éviter d’en prendre après une lésion ligamentaire ou musculaire ,

Quand vous vous lésez un muscle, vous créez une inflammation c’est à dire que votre peau devient chaude, rouge, enflée… Ca fait mal. Mais une infllamtion signifie aussi un apport de sang important qui apporte notamment des anticorps, des globules blancs, et autres molécules nécessaires au soin naturel de votre corps.

Quand vous prenez un AINS, vous entrainez une diminution de l’inflammation et donc vous empêchez l’hyperhémie ( cad l’apport de sang ) et notamment l’apport de nutriments nécessaire à la cicatrisation.

ON RETARDE DONC LA CICATRISATION !

 

Quand les prendre alors ?

5 jours après la blessure ! A ce moment là la cicatrisation étant déjà entamé et en bonne voie… vous ne risquez rien, ne fragilisez aucune structure… sinon votre cœur pour ceux qui sont concernés après 50 ans.

 

Blanche Neige.

 

Pour les courageux, parlez en à votre médecin, relatez moi le récit… mais si comme GeekAndRun vous testez, sachez que le dialogue sera houleux. Moi, il l’est toujours quand je m’aventure là dedans. ^^

Fiche soin : Protocole RICE

Protocole RICE

Vous avez peut être déjà entendu parler du protocole RICE ?!

Elevation : mettre en hauteur le membre lésé. Ne servira pas à grand chose en course à pied car il est rare d’avoir de gros œdème ou hématome à drainer.

Glace  *** : remarquer que le chaud fonctionne aussi. On ne l’utilise pas de nos jours car il est controversé en cas d’inflammation, mais un article que j’avais lu par le passé au CPAM de Neufmoutiers m’avait appris que l’utilisation du chaud avait le bon ton de réactiver l’inflammation et donc de guérir plus vite cette dernière. D’ailleurs des études récentes avaient montré que la glace ( la cryothérapie a la cote en ce moment ) avait tendance à seulement retarder certains symptômes après la course comme les courbatures.

Contention : enserrer, contenir… tout ce que font nombre de coureurs avec par exemple la compression, les bandages…

Repos : NE SERT A RIEN. Cela reste une opinion personnelle mais le repos est toujours relatif. C’est à dire on continue une activité mais pas celle qui nous a lésé. Vous avez une entorse de cheville, on fait de la marche, de la musculation… Vous avez le bras cassé, faites travailler les jambes. On a même inventer un métier pour cela à l’INSEP appelé Réathlétiseur si je ne me trompe pas. Bref, c’est quelqu’un qui fait le boulot que devrait faire un bon kiné… mais les kinés sont rarement bons. Pas leur faute à tous…

Dans quel cas l’utiliser ?

  • traumatisme musculaire ( lésion myoaponévrotique appelées plus communément Déchirures ; sur les contractures je préfère le chaud pour favoriser la détente )
  • bleues en association à l’Arnica en pommade ( je préfère le baume de paquerette facile à faire l’été ) ou en 9CH
  • entorse ( lésions ligamentaires )
  • post chirurgie

Comment ?

En CAP vous aurez surtout les chevilles et les genoux à glacer. Le premier geste c’est le jet froid le matin sous la douche ( faut du courage !) afin d’activer le retour veineux.

Il existe plusieurs moyens actuellement sur le marché :

  • Hyperice : testé au salon de la réeducation en 2013 ? ou 2014. J’ai beaucoup aimé le concept de genouillère avec de la glace pilée. Portée une quinzaine de minutes j’ai senti le froid pendant plus d’une heure et l’application s’était faite sur mon jean ! Imaginez à même la peau. Très cher, et surtout il vous faut une machine à piler la glace. Comptez 25 euros sur le marché des Coktails. Aux dernières nouvelles un des commerciaux m’avait expliquer développer un gel à inserer dans la genouillère évitant l’utilisation de glace pilée. Aujourd’hui, je n’en ai aucune avancée…
  • Petits poids, 2 euros. Personnellement, j’utilise des flagolets. Cela moule à la perfection l’articulation pour une meilleure diffusion. Bien marquer NE PAS MANGER.
  • Pochette de glace bleue. vendue en pharmacie 15 euros. JE DETESTE. Ma sœur a été brulée au 2ème dégré avec cette connerie qui a explosée dans un micro onde. Une fois glacée ce produit moule très mal le corps, refroidit vite…
  • gants avec de la glace : simple facile. Peu pratique cependant.

Toujours couvrir la peau d’un linge protecteur.

Si ce dernier est mouillée c’est bien plus efficace.

 

Blanche Neige.

PPG et musculation

Depuis 2 jours chaque matin, je ressemble à ces femmes qui jouent dans des publicités de programme minceur et qui tente desespéremment de rentrer dans leur jean. Je sautille partout sous le regard amusé de Tchoupi, rentrant le ventre à l’excès et tentant de fermer ce satané bouton.

A quel prix consentons nous quand nous nous mettons à la musculation ?

Les motivations à la salle sont diverses. Certains sont là pour prendre du muscle et parader, certaines pour draguer ( et cela m’insupporte au plus haut point ), pour sociabiliser ( retrouver les copines, parler des heures dans le vestiaires ), pour se soigner ( un gars utilisait le gravitron pour muscler son genou après une déchirure du menisque ) ou tout simplement pour se muscler.

Ma motivation est toute simple, avoir les muscles suffisamment forts et puissants pour supporter les montées sans batons sur mes prochaines courses et avoir des dorsaux plus performants.

Sauf que j’avais oublié un détail… Qui dit musculation dit prise de muscles. Au visuel rien ne change vraiment. Je ne ressemble à aucune des femmes connues du monde du fitness ( emilie lemesle devrait être un exemple de devenir pour chacune d’entre nous… mais cela reste une chimère) mais la preuve en est qu’il faut croire que mes petits exos sont efficaces puisque je ne rentre plus dans mes jeans.

Et cette idée m’offusque.

Or de question de passer au 38.

Certes beaucoup de femmes s’offusqueraient… Le 38 est une taille géniale chez une femme. Beaucoup de mes patientes espèrent y rester ou y rentrer.J’en conviens.

Mais refaire ma garde robe ne me plait pas. J’ai déjà donné au Secours Populaire beaucoup de mes jeans préférés faute de rentrer dedans en passant au 36. Je suis sentimentalement attachée à mes fringues comme beaucoup de femmes.

Alors entre ses fringues et son sport il faut choisir ?

Quel est le bon choix, tel est la question…

 

Blanche Neige.

 

***

Avis Test produit N°5 Nature Trail

La qualité était déjà au premier numéro avec notamment de superbes photos de trails. Le magazine est décomposé en plusieurs parties :

  • trail inspiration : des paysages et des photos superbes
  • conseils de pro sous forme d’interview
  • un défi ( le plus impressionnant était celui du chrono Off du GR20 )
  • un portrait familial sensible
  • des plans d’entrainements
  • alimentation santé
  • des portraits de course
  • des tests matos avec des débutants ! et des experts.
  • une BD sur le trail qui a parfois de l’humour
  • des photos de lecteurs ( certaines sont vraiment choupinettes )

Tu peux y arriver… [ La buissonnière 2016 ]

La fatigue se fait sentir mais à l’idée de repasser une heure trente à souffrir allongée, je préfère encore rester devant mon écran avant que mon rôle de maman prenne les devants pour préparer le repas et venir à bout de l’accumulation de vaisselles sales de l’évier.

La reprise s’avère vraiment difficile pour moi. 3kilos de plus que l’année dernière au compteur soit près de 10 kilos de plus par rapport à la première fois où j’ai couru en 2013. Cela se ressent grandement quand les foulées se font plus lourdes qu’habituellement sur des terrains de jeux pourtant connus.

Et les temps et classements aussi. De 5ème féminine en 2014 je suis cette année dans les dernières de cette course avec presque 30 minutes de plus sur mon chrono. Une vraie merde.

Tchoupi n’a cessé de me dire qu’il était fièr de moi… J’en ressens pas grand chose… Je suis allée au bout en me répétant sans cesse  » tu peux y arriver  » . Couchée à 3h du matin la veille avec plus d’alcool dans le sang que de raison, le réveil à 8h pour s’y préparer a été dure.

Mais dans le train l’excitation est revenue  » Me voilà dans le RER parée et avec cette douce attente teintée d’adrénaline qui parcours les veines. Ce rituel de préparation m’avait terriblement manqué 🙂 Mes poumons ronronnent doucement de leur pharyngite, mes yeux picotent de fatigue et ma bouche un peu sèche me dit que j’ai oublié de boire assez… Compromis hasardeux entre WC inexistant là bas et hydratation optimum.  »

Contrairement aux courses où je me lance à fond, je suis partie lentement… Effrayée de mettre trop de jus me rappelant que mon médecin était soucieux de ma condition cardiaque tout comme la secrétaire pendant la prise de rendez vous… Je sais que si une anomalie est révélée à l’échographie, je pourrais dire adieu à la course à pied. Alors même que je reprends du poil de la bête. Cette année, j’ai même réussi à me faire mon propre programme de PPG. 1 à 2 fois par semaine je muscle à poids du corps et en destabilisation le haut et le bas du corps jusqu’à en  » chier ». Aucune envie de refaire un claquage des ischiojambiers, et aucune envie de ravoir des douleurs aux genoux. D’ailleurs ces derniers ont mal digérés ma chute professionnelle de l’année dernière… A cela s’ajoute un entrainement hebdomadaire en cote sur tapis roulant en fartlek… où j’ai l’impression d’agoniser.

Du coup, le soleil était au rendez vous aujourd’hui, et le dossard 301 sur le bide, je me suis rendue sur la place du poulinat. Il s’agit d’une place où frequemment les propriétaires de chiens les emmènent faire leur besoin. Et cette année pour la deuxième fois, elle accueille le départ et l’arrivée. En toute honnêté je préférais celle bien plus sympa à la mairie.

Beaucoup de visages connus, familiers… De patients que j’ai soigné qui ne pouvaient plus courir. Contente de voir qu’ils se trouvaient là en pleine forme pour ce 11km qui n’a de nature que de nom. Cela ressemble à la course de Crosnes les dénivelés en moins. Pourtant, je suis restée à l’écart à observer, prendre des photos, m’échauffer les chevilles et me moucher pour la énième fois.

Puis vient le moment d’aller dans les starters, un speaker expliquant l’interet de cette course, les 430 participants au week end, les fonds reversés à l’association Zinado dont on entend parler depuis le collège ou encore leur sponsor Terre de Running. D’ailleurs, on aurait du leur retirer le droit de participer… Leur niveau est tellement excellent qu’ils ont raflés presque toutes les coupes. NOTA BENE : il est stupide de récompenser les catégories avant les premiers au scratch. Je préférais l’attitude de Verrières avant qui récompensait pas deux fois un même champion. C’était bien plus juste pour les autres coureurs. Ce qui se fait d’ailleurs sur toutes les courses habituellement.

D’ailleurs je ne me souviens pas si cette course en 2014 avait fait l’honneur de la présence du maire mais j’ai trouvé qu’il y avait un coté politique désagréable à la remise des récompenses par rapports aux années précédentes. De même que le choix de mettre en place un Challenge de la Bievre m’apparait comme une certaine volonté de booster le tourisme. Côté positif ca attire plus de participants côté négatif les petits joueurs comme moi auront du mal à se démarquer avec l’implosion… Si encore cela remettait le 100km de Verrières le Buisson au gout du jour… Cette course mythique mes patients m’en ont parlée… Et à l heure ou l’ultra passionne les foules ca aurait pu être une chouette décision. Les plus belles courses du monde n’ont débuté qu’avec 13 participants ou moins.

Cette année , les recors étaient beaux : 40.2 minutes pour les hommes ( chapeau !!!! ) et 47.51 pour les femmes.

Comme toujours c’est l’occasion de rencontrer des sportifs et de parler avec eux. Ainsi j’ai rencontré un coureur débutant qui s’y ait mis y a un an, qui en est à sa deuxième course terminée et qui a réussi grace à la course à pied à perdre 12 kilos. Une pointe d’admiration devant ce parcours.

Côté terrain cette année était très glissante la pluie d’hier n’ayant probablement rien arrangé. J’ai beaucoup aimé le côté bénévole face au Moulin de Grais qui me dit alors que je suis déjà engagée sur le pont  » attention il est glissant « . Trop tard, le pied glisse et je tombe. Un homme s’arrête et me redresse sur mes deux jambes. Merci à lui et à sa sollicitude. Je les laisse partir devant et effectue un rapide calcul des dégats. Un genou gauche doouloureux, une hanche droite douloureuse qui fait ralentir la foulée et un coude droit bleuit. Et ce n’est que le 3ème kilomètre.

Comme en 2014, je vais me faire avoir par la partie de l’entrée dans le bois de verrières. J’ai pas la moindre idée où géographiquement elle est dans ma ville, toujours est il qu’elle casse les pattes et je maudis son existence. Si la première partie de course s’est faite en étant doublée de toute part, la deuxième partie est plus fun. Je double, je me fais doubler. Les niveaux s’équilibrent jusqu’à ce qu’un fameux Tshirt jaune me passe sous le nez, agitant sa natte au vent. J’accélère avec la peur de chuter encore une fois. Je connais très bien la rue de la chaudière, elle est dangeureuse à vélo, je la faisais petite. J’accélère quand même, j’espère sprinter à la fin pour le doubler.

Et là une bénévole m’explique qu’il faut faire le tour de la place ? Quoi ? C’est une blague ? Elle rigole. Moi moins. Finalement, la distance se creuse entre nous et impossible d’avoir le dessus.

Je franchis quand même en silence la ligne d’arrivée. Contente. Décue.

La vague de douleur revient là ou je suis tombée si tot la ligne d’arrivée franchie. Ma collègue m’expliquait qu’on pouvait s’autohypnotiser soi même. Si j’ai compris un truc en course à pied depuis 2013, c’est la capacité du cerveau à gérer les priorités qu’on lui donne et à faire abstraction le temps de leur accomplissement.

Un petit sac m’est remis. Dedans une canette de lait à la framboise, une barre au raisin et chocolat, une banane [ vous saviez que c’était l’aliment qui entraine le plus de carries ? !] et une bouteille d’eau. Un bon ravito en attendant le repas de midi à 14h le temps de l’attente des récompenses.

Enfin, je rentre chez moi, et glisse dans un bon bain en attendant demain… Et ses douleurs familières de courbatures.

 

Résultats perso provisoires :

1h06 10kmh D+155m D-133m

 

Toute la question maintenant est serais je au départ de la Trifouillette ? Et pourrais je redorer un peu mes classements ? 🙂 Suite au prochain épisode.

 

 

 

 

 

Nouveau départ

Tous les départs font peur… ils sont angoissants parce qu’on sait ce qu’on perd… pas ce qu’on gagne… mais le monde ne se refait pas avec les  » et si « .

 » Tu ne te laisseras pas abattre, je le sais. T’es une battante.  »

Pourtant, là, à cet instant, je me roulerais bien sous les couvertures… pour ne pas en sortir la tête avant quelques mois… Une vraie autruche…

Cela fait trop de nuits d’angoisses, à ne pas dormir… à réfléchir, se retourner sans cesse, à méditer, rêver ou réaliser…

Le premier jour où j’ai réalisé c’était le lendemain, je tenais cette petite puce sur mes genoux pendant qu’elle jouait de la flutte… et mes lèvres spontanément se sont posées sur sa joue alors que je sentais ma gorge se serrer très fort… les larmes sous les paupières…

Je m’attache aux gens. Un peu trop facilement.  » Vous êtes gentille  »  » On vous suivra « … les mots gentils des personnes mises dans la confidence, qui vous font sourire à travers la tristesse qui vous envahit. Le pire dans tout cela, peut être parce que je savais que cela arriverait tôt ou tard, je n’en veux à personne tant qu’on ne me fait pas de mal. Demain, on verra.

 » Ta vie aurait été plus simple si j’étais plus riche « … oui, mais une vie plus riche ne m’a jamais intéressée. J’estime que ma courte existence relationnelle avec les hommes m’a appris que je ne pouvais pas vivre dans le monde des riches. Je n’y ai pas ma place, je ne suis pas assez bien et je ne rentre pas dans le moule. Et j’apprécie les gens pour autre chose, et certainement pas quand on se définit par la Audi dans laquelle on roule, le chateau que l’on a hérité de sa grand mère ou l’argent de ses parents… Ces gens là vivent entre eux car entre eux ils se comprennent.

Ils ne savent pas ce que c’est de toujours se battre et se prendre des murs.

Pour tout.

Ce qui est étonnant dans tout cela, c’est qu’en deux ans, j’avais réussi le miracle qui ne s’était pas produit en 10 ans de scolarité dans cette ville. J’avais appris à aimer cette ville, ces gens. Alors qu’avant, je haissais le bled qui m’avait fait souffrir.

La première regle : l’amour est conditionnel

La deuxième regle : personne n’est irremplacable.

Quand un patient me dit  » j’ai pas envie de revenir  »  » je ne veux que vous « … je leur dis gentilment que la personne qu’on a choisi à ma place sera certainement meilleure, plus gentille, plus compétente… qu’on ne sait pas l’avenir… et qu’on oublie vite son thérapeute peu importe les relations qu’on crée avec lui. Car finalement, si moi je m’attache et n’oublie jamais, les gens oublient… ils créent d’autres liens… et oublient.

Je ne suis pas irremplacable.

Juste une petite fourmi.

Une fourmi importante à mes yeux. Mais une fourmi quand même, comme il en existe d’autres.

On veut juste une chance. Qu’une chance nous soit donné.

Et advienne ce qui devra arriver…

Blanche Neige

Mai

Je hais les mois de mai.

Comprenez bien, avant j’adorais cette période de l’année. Le soleil qui refait son apparition, les fleurs qui poussent et l’air qui se fait agréable… Le fait de pouvoir remettre des mini jupes, des sandales aux talons vertigineux…

Ca c’était avant.

Depuis que le Monstre m’a aggressée un mois de mai, mes mois de mai sont devenus des épaves ambulantes.

La première année, je me faisais aggressée.

La deuxième, je rencontrais Bones.

La troisième, Bones me plaquait et je passais l’examen de ma vie.

La quatrième, Hachiko m’annoncait que Bones allait vivre près de chez elle et qu’ils se verraient plus souvent, mais que là tout de suite, il allait dormir chez elle… Le Monstre réapparaissait à ma porte en chair et en os provoquant les pires crises de paniques que j’avais faites depuis longtemps. Et une crise au boulot fit que je prenais la porte du cabinet un aprem n’en pouvant plus de toute cette merde pour m’effondrer dans une rue… plus pathétique, tu meurs.

Et cette année, les tensions au boulot s’amplifient à mesure que le beau temps revient, les patients les plus stupides du monde ont décidés de frapper à ma porte et me créer des ennuis, ma soeur et moi ne nous entendons plus bien, Troll prend une décision qui change radicalement mon avenir avec lui, et fait que la nouvelle est dure à digérer… Et comme si tout cela ne suffisait pas… Le Monstre réapparait.

Un mois de mai de merde !

Que me réservera le mois de mai 2016 ?

J e le saurais bien assez vite.

Soit dit en passant y a de bonnes nouvelles en mai.

L’anniversaire de Troll

Notre anniversaire à tous les deux.

Et cette année, une petite nouvelle , toute petite, mais mimi comme tout.

Cela fait des années que je donne des surnoms aux gens parce que … je ne sais pas… C’est comme cela un point c’est tout. Souvent les gens changent de mentalité, de vie… Mais le surnom restent. C’est aussi une facon de les protéger pour qu’ils n’aient pas d’ennuis, sur le net on ne sait jamais.

Et cette année c’est moi qui en est écoppé un ^^

Par le blog 42 ans, 42 bornes…

Blanche Neige.

Je trouve cela mimi. J’ignore où il est allé pêcher cela…

Quoique…  un de mes patients partant en vacances aujourd’hui, me lance mi figue mi raisin  » merci, je peux vous serrer la main, je vous aurais bien embrasser mais…  » et d’ajouter au moment ou il ouvre la porte  » sortez au soleil, pour bronzer  »

De toutes les héroines de Disney c’est celle que je déteste le plus. Je la trouve stupide. Manger une pomme empoisonnée en pensant que ca effacera sa douleur, c’est stupide. J’ai toujours excécré le suicide. J’y peux rien. C’est viscéral. Je pardonne mes patients mais pas les gens autour de moi. J’y arrive pas. La lacheté se pardonne t’elle ? La lacheté de vivre la vie avec ses hauts et ses bas…

Et pourtant, m’entendre appeler Blanche Neige me fait sourire.

Comme voir les libertés prises sur le texte.

Il m’avait prévenu alors qu’on déconnait dans l’avion, si tu le lis tu verras que j’ai pris des libertés, que c’est comme les fantasmes, y a beaucoup d’imaginaires dans mes textes.

Je vous laisse propre juge de ce qui est vrai ou non en attendant que je mette ma version à moi ^^

***

Je me suis remise à écrire… Je ne sais pas tr_ès bien pourquoi… Je suppose que voir Troll écrire m’a donnée envie de m’y remettre ou c’est le mois de mai… Difficile à digérer. Difficile à faire face. Alors écrire, vivre comme mes héros me fait oublier l’existence que je mène. Quoique magnifique et joyeuse, j’en oublie juste le côté triste et réaliste.

Et puis, c’est la première fois que je partage mes textes comme cela. C’est agréable. Je ne me sens pas réellement capable comme Troll d’écrire des histoires pour lui. Jai perdu cette faculté avec Bones.

Troll je lui parle, je m’exprime… Ca prend du temps, mais j’y arrive toujours à lui dire ce que je pense, ressens…

Avec Bones , je n’y arrivais pas, alors j’écrivais des histoires… Et quand j’étais triste , souvent à cause du Monstre, il m’écrivait des histoires pour me rassurer. De ce que moi je croyais être de l’amitié tout au moins de prendre le temps pour une fille d’écrire quelques lignes c’est longtemps ce qui m’a le plus manquée…

Et aujourd’hui, il ne reste rien…

Je pense toujours à lui, Saseko et Hachiko car à mes yeux ca reste un des plus gros gachi de mon existence. Une perte nécessaire probablement pour avancer dans l’existence. Aucun des trois ne veut plus entendre parler de moi. Avec les trois ‘ai essayé d’obtenir les réponses dont j’avais besoin pour enterrer tout le passé sans succès, aussi j’ai renoncé et j’ai décidé d’oublier tout cela.

***

Alors voilà, une petite dédicace à mon meilleur ami pour avoir toujours ensoleillé mes mois de mai par sa présence.

Blanche Neige.

Anjou en famille

Anjou en famille

Coût du séjour pour 2 adultes et un enfant : 350 euros

Age de mon fils : 3 ans

Trajet : autoroute depuis Paris 3h à 3h30 selon l’état de la circulation jusqu’à Angers

compter 52 euros de péages AR et un plein et demi d’essence

penser à prendre un GPS à jour ( nombreux travaux ces dernières années )

Attention aux ronds points très fréquents qui font tourner en bouriques le non connaisseur

Temps : nuageux avec quelques éclaircies

Logement choisi : Hotel Première Classe situé dans la ville des Ponts de Cé. Petite bourgade au Sud d’Angers très mignonne ( j’adore les maisons et la petite église ). Les ponts de Cé sont très bien indiqués depuis Angers, pas de soucis pour trouver. L’hotel dispose d’un très grand parking au sein d’une zone industrielle où je ne trainerais pas à pieds. Réserver car très demander. Comptez 51 euros pour 2 nuits à 3.

Vous disposerez d’un grand lit double plus confortable que le lit superposé où pour ma part j’ai très mal dormi la nuit où j’y étais. Lampe de nuit individuelle. Télévision ( malheureusement ), Wi fi, mini douche spartiate faisant office de sauna ^^ avec eau chaude ( tout ce qu’on lui demande ). Tout est très propre et bien rangé.

Petit déjeuner à volonté  en option pour 4,90 euros que nous n’avons pas pris préférant prendre un café au distributeur pour 1 euro et des brioches du supermarché avec les briques de lait au chocolat/fraise pour enfants ( 49% seulement de lait ! une honte ! ).

prévoir des serviettes de bain. Dans la chambre il n’y aura qu’une serviette de bain et un tapis de douche.

Hotel Première classe angers sud

22 rue paul pousset

49130 Les ponts de Cé

0241694263

Hotel Première Classe Hotel Première Classe

Angers nous voilà !

Cela faisait un moment que je n’étais pas allée à Angers.

La première fois c’était pour mon premier stage de kiné, j’avais alors 19 ans et je voulais y faire ma vie, amoureuse de ces paysages médiévaux, des rues piétones et des maisons à colombages.

La 2ème fois au cours d’un week end avec DJ pour le festival des Accrochats. Un superbe festival à découvrir l’été dans les rues d’Angers où artistes de différentes natures se mèlent. On avait vu de la pyrotechnique, du sketch, de l’acrobatique, de la danse… Un très bon souvenir.

Pourtant y retourner n’était pas chose aisée pour moi, d’autant plus quand je lisais  » CHU  » dans les directions que proposaient à l’approche de la ville. Hachiko est interne là bas. Et Bones y vit peut être et peut être avec elle. Je me suis toujours refusée de savoir où il travaillait depuis qu’il a passé sa première nuit chez elle. Alors là, y avait toujours de l’appréhension à rencontrer l’un ou l’autre. Une sorte de tension latente dans les épaules.

Enfin, tout à commencé avec une émission de  » Silence ça pousse  » en octobre dernier. Ma mère l’a vue et m’a dit  » je veux aller là bas.  » il s’agissait d’un parc d’attractions sur les plantes. Me revoilà, à organiser des vacances de A à Z en improvisations totales… et je m’en suis bien tirée du trajet ( copilote ), hotel ( au meilleur prix ), loisirs proposés pour ce dernier week end de 3 jours du mois de mai.

Nous arrivons de Paris à Doué la Fontaine.

Cela a bien changé depuis que j’y ai habité mais j’y ai encore mes repères. Impressionnant ma mère d’être capable  de m’orienter avec autant de facilité moins de 10 ans après.

La ville s’est rajeunie. Nouveaux commerces plus dynamiques : bars, librairies, cigarettes electroniques, tatouages, cuisines, lingerie sexy.. Bien plus qu’à l’époque où je sillonais à pieds les environs. Encore aujourd’hui mon seul moyen de locomotion et mon préféré.

Le Bioparc de Doué la Fontaine

Y étant déjà allée une première fois à l’époque, j’avais adoré les grandes baies vitrées du zoo permettant de faire de belle photos, à l’époque avec un PowerShot Canon 78. Et surtout les péroquets qu’on pouvait toucher. L’art d’Afrique et de Madagascar m’avait impressionnée… Un très beau zoo que je voulais faire découvrir à ma mère et mon fils qui pour la première n’est pas fan des zoos.

Zoo adresse : 103 rue de Cholet 49700 Doué la fontaine

Téléphone : 02 41 59 18 58

Tarif : 19 euros par adulte. Les enfants payent dès 3 ans 😦

L’abord du zoo comporte désormais de nombreux parking dont un réservé aux vélos. D’ailleurs le cyclotourisme s’est réellement bien développé si on en croit les nombreux endroits réservés aux vélos, pistes cyclabes et autres que j’ai croisé tout au long de ce week end et qui n’existait pas autrefois.

Atouts pour les enfants :

  •  les structures en bois sur lesquelles on peut grimper et jouer les stars devant l’objectif
  • la ferme africaine où l’on peut carresser les chèvres et cette année un chevreau
  • les animaux derrière les vitres facile à voir
  • les volières géantes où l’on peut approcher de  » dangeureux  » rapaces de très près. Cette année j’ai carressé un condor.
  • la pédagogie des empreintes

Quels animaux pourrez vous voir ?

  • girafes, zèbres
  • okapis
  • condors, aras, manchots, flamand roses, ibis, hérons
  • iguanes, caimans, tortues, anacondas
  • lions, rhinocéros
  • gibbons noirs, jaunes…
  • tigres
  • léopards, panthère des neiges, guépards
  • loutres géantes
  • loups à crinières
  • ours
  • panda roux

Beaucoup d’animations : la première fois que je suis venue là bas, c’était des loutres et j’avais adoré. Superbe ballet aquatique rythmé. Cette année c’était les gibbons, si reconnaissable à leur haut du corps tellement développés.

Ma mère et mon fils qui le découvrait pour la première fois l’ont trouvé très beaux et agréable avec les différents écosystèmes représentés, l’alternance fraicheur de l’ombre et éclaircit, végétations nombreuses…

Mon fils s’est découvert une peur pour les condors quand ces derniers se sont approchés de trop prêt. Personnellement, j’étais ravie de les avoir à portée de main, mais cela a rappelé à ma mère une anecdote.

Petite, nous sommes allée à Thoiry avec ma meilleure amie de l’époque ( aujourd’hui en couple avec un footballeur très connu dans le milieu ), et malheureusement autrefois les émeus étaient en liberté… et ceux sont pris d’affection pour moi au point de me pourchasser dans le parc et de me mordre les fesses.

Après cela, mes parents se sont foutus de ma gueule… et jouait à  » il t’as mordu, c’est l’émeu, attention « .

Boutique : idées cadeaux nombreuses avec des objets artisanaux.

Le soir nous sommes allés dans un restaurant recommandé par Tripadvisor : Le San Marco

Le San Marco

6 passage de Saint Aubin

49130 Les ponts de Cé

02 41 44 98 08

Fermé le dimanche.

Malgré le besoin de réserver ( que l’on ignorait ) le samedi, nous avons eu une superbe place en terrasse pour cette petite pizzeria où tout est fait maison.

S’y rendre depuis l’hotel était assez simple puisqu’il fallait prendre le premier rond point de la ville ( celui de l’entrée ), puis après le troisième feu, prendre la sortie à gauche au rond point suivant. Et devant l’église vous aurez le restaurant. De nuit c’est superbe. Très cosy, ambiance familiale, et une fraicheur bienvenue en terrasse.

Excellent tant dans le service que dans la nourriture.

Pour mon fils un menu bambino à 7,50 euros et pour nous les plats du jour : pizza domperido excellente et pates aux saint jacques chorizo et safran. Si on doutait de l’utilisation du safran ( plutôt du curcuma ? ), les saint jacques nous ont jamais parues aussi grosses et le résultat était une merveille.

En dessert, glace à la fraise ( excellente d’un avis commun ) pour mon fils, coco mango pour moi ( trop peu sucré, je ne reprendrais pas même si c’était bon ).

Terra Botanica

Adresse :route d’épinard, 49106 Angers

Téléphone : 02 41 25 00 00

Prix : 19 euros par adulte. Les enfants ne payent qu’à partir de 4 ans.

Conseil : utiliser un bon GPS, celui du portable par exemple avec Google Map car la brochure du parc est inadapté.

L’indication « route d’épinard » est trop vague et le parc mal indiqué à son début dans la ville d’Angers. On s’est perdu 40 minutes !

Un peu difficile à 3 ans. Préférer des âges plus grands où l’enfant s’intéresse aux végétations car même si le parc développe beaucoup d’activités, c’est difficile de rester sage pendant que les adultes regardent les descriptifs de plantes.

Là, mon fils si sage la veille s’est montré infernal au point que j’envisage la laisse.

Anecdote : avant Noel, ma mère avait pris l’habitude de nous faire faire les vitrines de Noel… Ayant quelques années à peine, j’ai perdu ma mère qui envisageait depuis un moment à me laisser ( du verbe : mettre une laisse lol ). Sans me démonter comme elle m’avait dit venir au monoprix après, je me suis rendue là bas, en demandant à une dame où était le monoprix ( oui, je ne sais pas lire encore ). Je rentre dans le magasin et quand on m’interpelle sans me démonter je dis que je cherche ma mère. Finalement, l’histoire se finit bien ma mère qui était encore devant une vitrine et me cherchait partout m’a retrouvée grace au son qui portait loin des hauts parleurs du magasin.

Ma mère ( jardinière de coeur ) et moi ( détestant profondément cela ) avons été ravie de cette balade de 11h à 19h !!! Soit 8 h de marche.

Un régal en odeurs ( le désir des hommes, la rose de damas, le seringa, le chèvre feuille ) et en couleurs  ( orchidées jaunes, alium bleutés, figues de barbarie rouge , rainettes vertes );

Prévoyez les chaussures adaptées et des vêtements de rechange pour les enfants.

Un conseil : aller aux attractions les plus prisées du parc en haut à droite de la carte (  cinéma dynamique 4D et balade des cimes ) et trouver une télévision du parc ( je n’en ai vue qu’une  à l’intérieur de l’attraction Voyages Extrèmes ) pour voir l’ensemble des animations car c’est mal foutu ! Au final, nous n’aurons vu que l’animation des papillons géants par hasard car il était là à l’entrée.

Arnaque : le prix des glaces. Le matin nuageux elles étaient à 2 euros… l’aprem midi ensoleillé 21°C, elle était un euro plus cher !

Un ptit plus : la peche improvisée des grenouilles. Et Séri et Crap peuvent s’estimer de bons pécheurs à mains nues. Avis aux états d’âmes : nous les avons remises à l’eau.

ATTENTION la boutique à pleins d’articles très tentants !!!

Les différentes attractions :

  • Les grandes explorations : une superbe vidéo digne d’un bon jeu vidéo avec une belle ambiance… puis l’immersion dans le pays découvert par le botaniste francais. Une très belle attraction.

  • De caps et d’épices : intéractif vous partez à la découverte des épices. Jeux d’odeurs, jeux de remontées mécaniques de filets dans la mare aux grenouilles qui chantent.

  • Le monde des lutins : un carroussel très sympa et un monorail pour les tout petit où vous chevauchez de petits anes

  • L’allée des grands mères : un concept sympa mais manque flagrant de recettes

  • Le théatre des plantes : une belle idée que j’ai beaucoup aimé pour le côté romantique. Trop court et surchargé. Mais les mécanismes, les ambiances, les histoires racontées ont du potentiel.

  • L’odyssée botanique : une balade sur l’eau qui permet de voir certaines plantes différemment. Par contre, l’histoire racontée est inaudible.

  • L’ile des lutins : attention mon fils a adoré mais nous avons découvert qu’après que le tobogan était interdit avant 6 ans !!!

  • La balade des cimes : très impressionnant, plus d’une fois j’ai cru que cela allait tombé. Voir d’aussi haut est une excellente idée. A développer davantage dans le parc.

  • Cinéma dynamique 4D Voyage au centre de la terre : peu intéressant. Je me suis ennuyée mais mon fils a eu l’air d’aimer quoiqu’un peu effrayé. Tiré du film.

  • La roseraie : sans intêret pour moi car il n’y avait pas de roses que j’aime.

  • Parole de chènes : très sympa pour les enfants

  • Dis, comment ca pousse ? : une aire de jeux sympas surtout les boules de pollens à envoyer au pistolet

  • Les paléobotanistes : génial. 3 squelettes à déterrer et des activités de chasseurs de trésors périodiquement.

  • L’ogre végétal : un endroit que mon fils a aimé car il se faisait manger par les plantes carnivores, des monstres peuplaient la grottes de leurs yeux luminescents et des odeurs nauséabondes à respirer. Les descriptions sont parfois plus évocatrices que l’odeur elle même.

  • Bain de couleurs : difficile de s’y intéresser malgré que le système de paillage soit pertinent. Peut être proposer un atelier pratique pour les enfants ?

  • A l’épreuve des extrèmes : le film est nul… mais la pratique super.

  • TErre d’Orient : en construction

  • Bientôt la mongolfière…. en juin 2015

Restaurant Le Lotus Bleu.

274 Avenue Pasteur

49000 Angers

02 41 69 70 52

Rechercher un restaurant n’a pas été chose aisée en Province. Tout est fermé le dimanche ! Très étrange pour une parisienne et encore plus incompréhensible quand c’est le seul jour de la semaine où je peux sortir et en profite bien sur Paris. ^^

Après avoir mis une première adresse de restaurant à volonté, et ne pas l’avoir trouvé, j’en mets une deuxième à 3 minutes en voiture et coup de bol ! C’est ouvert !

Nous décidons alors de nous y arrêter. Lieux très chinois. Service correct mais peu mieux faire. Prix parisiens puisque le buffet du soir est à 16,50 euros et qu’ils font payés les enfants dès 3 ans ( même si j’ai négocié pour ne pas faire payer les frites et le canard laqué consommé par mon fils ).

Niveaux choix : salade italienne, thailandaise épicée. beignets de toutes sortes. Nems au porc seulement. Divers viandes et crustacés comme chez les autres restaurants. Sushis saumons et maki seulement. Les makis sont à éviter. Wok excellent toutefois. Et un petit plus pour le calamars grillés sauce piquante.

En tout cas, pour les affamés que nous étions, le choix était parfait.

***

Le lendemain c’est très fatigués qu’on s’est décidé à décoller pour un choix indéterminé et c’est sur le parking qu’on s’est finalement décidé pour le Musée des Champignons.

La route y menant est très belle, toute droite, elle longe la Loire avec de superbes valérianes roses et blanches le long de la route. Les maisons de caractères s’enchainent les unes aux autres avec notamment Mathurin sur Loire et son poisson géant argenté.

Le musée des champignons

Route de Gennes

49400 Saumur

02 41 50 31 55

Une très belle découverte que ce musée des champignons qui m’a appris plein de choses comme pourquoi les champignons de Paris sont toujours  » fermé  » , que les champignons peuvent être rouges, ou encore roses et plus rares bleus ( qu’on a mangé en fricassés ce soir ^^ ).

Des kits pour faire pousser les champignons sont volumineux mais disponibles à la vente à la boutique du musée

Des kits pour faire pousser les champignons sont volumineux mais disponibles à la vente à la boutique du musée

Pour les enfants c’est génial, il y a 6 ateliers de proposer dont un qui permet de créer sa propre culture de champignons de Paris et un petit cahier à rapporter à la maison de ces découvertes.

Culture de champignons de Paris réalisée au musée des champignons de Saumur

Culture de champignons de Paris réalisée au musée des champignons de Saumur

Aussitôt rentré à la maison, il est allé dans le jardin cueillir tous les champignons encore présents ( savez vous pourquoi ? Car les champignons meurent seulement avec le gel et la neige ). Un truc que j’ai bien aimé gouter : le champignon de Paris frais qu’on a pu gouter cru. Excellent !!!

Carte du musée du champignon à Saumur

Carte du musée du champignon à Saumur

Il se découpe en plusieurs parties : la maison troglodites abritant une collection de champignons du Monde entier en artisanal ( dont je vais tacher de reproduire certaines en pâte fimo ), une boutique avec des bijoux en champignon : léger et original, une sections sur la présentation visuelle et d’excellents panneaux de champignons sauvages, une champignonnière présentant les étapes de fabrication des champignons : très impressionnant.

N'avez vous pas des idées mal placées en l'observant ?

N’avez vous pas des idées mal placées en l’observant ?

Des idées de prix de la boutique : 8 euros les 50gr de shiitakes séchés, 12 euros le kilos de pieds bleus, 6,50 euros la bierre de shiitakes. La bonne idée : un livre de recettes avec seulement les champignons vendus et produits par le site !!!

Admirez la taille

Admirez la taille

Il faut observer la couleur indigo impressionnante sur le pied du champignon

Il faut observer la couleur indigo impressionnante sur le pied du champignon

Avis Biere au Shiitakes : elle est brune et moussante. Une belle odeur. Au gout, on sent légèrement le champignon mais pas autant que si on mange des shiitakes ( que j’utilise personnellement dans les gyozas ). Bref une très bonne bierre qui monte très vite à la tête et un cadeau original à offrir.

Avis Pieds Bleus : dégusté en fines lamelles, ils fondent vite à la cuisson quand on les fait revenir dans le beurre et l’ail. On a ajouté du persil et on a mélangé aux pates. Très sympa. Le goût est prononcé ce qui rend les amoureux de champignons aux anges. Ne convient pas aux enfants. Mon fils a gouté, mais n’a pas aimé ( il mangeait des champignons jusqu’à son entrée en maternelle ).

A voir, à faire d’autres idées ?

  • Aux anciens commerces : Chemin du Lavoir, 49700 Doué la Fontaine : ne m’avait pas marquée de manière exceptionnelle quand j’y suis allée à 19 ans.
  • Terre de Roses Distillerie 94 bis rue de Cholet 49700 Doué la Fontaine : je l’ai fait à 19 ans et j’avais adoré. Je vous recommande le Festival de Roses qui se déroule chaque année avec une compétition mondiale dans la ville de Doué. Une distillerie, une roseraie, un musée et des animaux de la ferme. Il se trouve à deux pas du zoo.
  • les chemins de la rose route de cholet 49700 Doué la fontaine

Ménage de printemps

Une odeur de citron qui flotte dans l’air et c’est les mains huileuses que je tente maladroitement d’ouvrir la bouteille de vodka sur une impulsion. je ne sais pas bien ce qui m’a pris, mais là tout de suite, je me dis que ca ferait joli, que ca serait amusant… Lachant la peau sous mes doigts, je m’y prends à deux reprises avant de la dévisser et verse rapidement une lampée sur la colonne vertébrale. Troll se cambre sous le contact froid et j’en profite pour m’apesantir de mon poids et en lécher chaque goutte avant qu’elle ne tombe sur le matelas. Mon rire s’estompe à mesure que l’alcool brûle ma gorge. Un bon gout de bonbons en bouche. Et dans ma tête, il y a seulement l’envie de lui changer les idées, qu’il oublie les tracas actuels et qu’on oublie tout l’espace d’un instant ce qui fait que la vie  » elle est sacrément compliquée  » parfois.

*** Vodka Harlequin

Découvert l’année dernière chez mon meilleur ami, il existe des manières simples d’arromatiser vos vodkas pour épater les convives par des vodka colorées et très bonnes quand acheter de la vodka noire  » eristoff  » ( très bonne au demeurant ) se révèle cher. Vous acheter un sachet de harlequin ou de fraise tagada ainsi que des bouteilles basses qualités de vodka entre 6 et 9 euros la bouteille. Pas la peine de mettre plus cher ce serait gacher une bonne zumbroska ou une bonne vodka piment. Vous couper ou écraser  vos bonbons dans un bol puis vous évider un peu à l’apéro votre vodka. Chaque jour pendant un mois vous mettez des bonbons dedans et vous secouez tous les jours. Si vous êtes flemmardes comme moi, vous mettez autant de bonbons que vous pouvez et vous laisser massérer un an. Au bout d’un an, l’alcool a dissout les bonbons et il ne reste que le gout et la couleur. Succès garanti 😀

***

Le ménage de printemps a commencé.

 » waouh ! Y a du changement  » la phrase échappée de la bouche de Troll m’a fait sourire. Oui, j’ai vidé ( 1 carton pour le secours populaire et 5 sacs poubelles ) mais pas tant que cela. Dans ma tête, y a cette alarme qui dit  » bientôt, bientôt tu emménages avec lui… bientôt faudra que ca tienne dans 10m² voire moins. T’en es capable ?

Aussi, adieu la jolie robe que je ne mets plus mais qui m’a longtemps inspirée quand j’allais à la plage, ou encore adieu la robe magique comme on l’appelait avec Hachiko parce que chaque fois que je la mettais on se faisait offrir quelque chose en Grèce. Adieu jean fétiche qui me fait des fesses d’enfer mais qui ne ferme plus tellement j’ai grossi. Oui, un comble je sais. Non, mais sérieux. Sous ma tente, il perde 7 kilos… et moi 500 grammes en un MDS. C’est profondément injuste. Dit la fille qui s’est enfilée 7 princes au gouter aujourd’hui.

Le ventre se remet peu à peu à l’alimentation excessivement calorique d’ici et ne se spasme plus. Le genou par contre a plus de mal. Il tire, me fait mal… bref, il se rappelle à mon bon souvenir dès que je veux l’oublier. Je recule du coup le moment d’aller courir… et de le tester à fond… comme on court un 10km… comme si le feu était à nos trousses et qu’il fallait traverser une foret entière avant d’être à l’abri. Endurance et vitesse.

Mon bronzage s’estompe…

Autant que les souvenirs. Triste.

Je veux repartir là bas. Madagascar l’année prochaine ? La diagonale des fous ?

 » une fille plus elle passe de temps avec un homme plus elle veut se marier  » je ne crois pas. Pendant 5 mois, Troll ne m’a parlée que de cela… Et là depuis 5 mois, il fait machine arrière. Vous voyez comme le livre  » pourquoi les hommes ont peur…  » En soit, je m’en moque. C’est juste que la première fois qu’il me balance  » je te demanderais jamais cela  » ca fait mal… Au bout de la énième fois comme ce week end je m’y fais.

Je suis de celle qu’on jamais voulu se marier. Mais qui ne dirait pas non à un shooting en robe de mariée. Ou a une fête avec des amis. Bref, qui apprécie le concept plus que le geste qu’elle ne trouve pas fondamental. Qui a dessiné son alliance quand elle était petite parce qu’elle ne voulait pas du diamant solitaire des filles de la télé mais un truc original, unique et  » trop beau  » à ces yeux de gosse de 10 ans. J’ai vécu un mariage de conte de fées avec calèche et chateau quand j’avais une dizaine d’années. J’y étais demoiselle d’honneur. C’était superbe. Une fois qu’on a vécu cela… on ne rêve pas d’y être. Et puis, c’est beaucoup de responsabilités :  » aimer l’autre envers et contre tout  » Est ce que je suis capable d’un truc pareil ? Clairement pas. Ma mère m’a toujours trouvée immonde car je suis une des rares personnes a avoir l’honnêté de dire que si quelqu’un est handicapé je ne sacrifierai pas ma vie je crois pour lui. Je sais ce que c’est dans mon métier. J’admire mes patients, leur combat. J’admire les gens a leur côté. Et j’adore mon métier. Mais c’est mon métier. Pas ma vie. Et ma vie, je ne la souhaiterais pas avec l’envers du décors.

Voilà, je suis honnête. Demain, je ne peux garantir à personne que je serais là, que je serais toujours là dans la maladie, le chomage, le handicap, les épreuves… etc. Je peux seulement dire que j’espère que je ferais le maximum et que j’essaierai au moins de le faire. Mais on ne connait pas à l’avance à quoi joue les Parques et on ne peut prévoir ce qu’il adviendra.

Aussi je crois que c’est en partie pour cela qu’à la question » pourquoi tu l’aurais voulu ?  » je n’ai su répondre. Ni oui ni non.

Toutefois, se pose la question   » un petit frere ? une petite soeur ?  » Pas tout de suite. Dans un an. Dans cinq ans. Un jour si on survit encore à une année ensemble. Lol

Mais alors que j’aurai jamais vu les choses différemment que comme  » attends, il faut un logement, un boulot, une bonne entente entre nous etc…  » je me dis… Si j’ai un enfant maintenant, je peux dire  » adieu au sport « . Et j’en ai aucune envie. Je crois que j’ai envie d’aller au bout… De tester la diagonale des fous une fois avant de raccrocher pour un an ou plus… J’aimerai atteindre ce niveau là avant… de vivre une autre vie. Une vie de vraie maman.

Pas celle que j’ai été autrefois.

Une vraie. Celle qui choisit avec son conjoint d’être enceinte. Parce qu’elle veut un enfant de la personne. Parce que l’autre le veut et est d’accord d’assumer les taches qui lui incombent alors. Parce qu’il sait que physiquement elle ne sera plus pareil et qu’il sera privé de sexe pendant longtemps ( rigolez pas… moi ca me choque encore que certaines de mes patientes puissent se forcer à faire plaisir alors qu’elles ont mal pour faire plaisir au nouveau papa ).

Bref, une vraie grossesse assumée où on montre le café  » mamie  » pour annoncer la nouvelle comme dans une pub ou autre…

Mais pour tout cela, je ne suis pas prête.

Alors, je réfléchis… je cherche à me pousser dans mes derniers retranchements

Et je range.

Vendredi – départ de l’épreuve MDS –

Extrait de l’album photo personnel du Marathon des Sables 2015

actuellement bientôt minuit le 16/04/2015, je me dis qu’il faudrait que je vous mette mes récits de courses du MDS. La fatigue m’a submergée dès que j’ai attéri à Paris et la reprise du boulot immédiate a été dure et riches en complications, paperasserie, etc… D’ailleurs je pars en formation demain et c’est à cela que j’ai occupé ma soirée une fois mon Ptit Monstre couché. Bout de chou qui depuis que sa maman lui a rapporté un Tshirt du désert ne veut plus le quitter même quand il est sale, et demande à maman d’aller dans le désert toutes les 5 minutes. lol

8h44

Sitting à l’aéroport. 1h d’avance. Etrangement je suis plutôt détendue. Je ptit dej adossée au Relais en observant la foule, rêvant déjà d’être sur place pour refaire une énième fois mon sac. Stressant, non ?

Mon genou me tire pas mal, je doute encore qu’il tienne le choc mais j’ai promis de revenir entière alors je ne forcerais pas.

Peut être ai je égarer mes lunettes de soleil, je verrais sur place, sinon tant pis, il faudra mettre les lunettes de vue.

Les vestes organisatrices beiges, les sac WAA, Raidlight ou encore NorthFace facon Doc Trotter passent devant mes yeux.

Tous attendent l’ouverture des barrières.

Une fille arrive enjouée, drapeau DocTrotter accroché au sac, papillons sur le devant, Speedcross Salomon aux pieds, bien foutue. Elle est trop mimi à sauter partout.

Certains visages me paraissent familiers.

 » j’ai pris du café pour le ptit dej… j’ai rien pour me laver, ca sert à rien » mots entendus dans le hall.

9h03

Et voilà, porte d’embarquement franchie. Elles sont où les toilettes ? Les sourires de tous même amusés sont rassurants.

10h22

Je viens de rencontrer une star de la musique, un gars qui va à Cuba et travaille chez Skyrocks. Alors que je m’amusais à grimacer avec sa fille.

On se retrouve dans un hall, ambiance cosy et chaude dans ces couleurs jaunes orangés

Petit coup de flip quand mon sac a bipé aux contrôles. Y a du bien à faire cette course : on est tout de suite valide pour le bagage à mains même quand il ne rentre pas dans les normes.

On écoute les récits avec ce sourire et ces yeux qui pétillent  » ca vaut le coup  » Je veux bien le croire.

On a tous ce même visage d’attente.

J’ai rencontré Serge et Patrick, 2 sapeurs pompiers de l’Essonne super sympathiques, chacun y allant de ses conseils. [ je les croiserais à chaque CP2 ou 3 selon l’épreuve par la suite. Serge mobilisera mon bras gauche quand il rendra l’âme à la première étape. J’assisterais émue à leur arrivée de la longue, et tomberais des nues à l’aéroport quand il me dira être éliminé à 10 minutes de l’arrivée ]

Un franklin accroché à un sac [ par la suite j’apprendrais que sa maitresse s’appelle Martine, et qu’elle a emmené à plusieurs reprises la fameuse tortue dans le désert. Et cette année c’est une abeille rose qui fait son premier voyage.]

Quelqu’un s’essaye au piano

Une jeune femme semble être venue avec son copain

Y a un tel silence.